Bribes de réel

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Réalités alternatives

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vendredi 19 février 2010

Aventure photographique : Down the rabbit hole

Quand je me suis achetée mon reflex, je ne pensais pas que je ne faisais qu'ouvrir une porte vers un océan immense à perdre le néophyte.

Passons sur les termes techniques, c'est devenu un langage que je commence à maîtriser (à défaut de maîtriser entièrement mon appareil) à force d'arpenter les forums.
Quand on est naïve comme moi, on se dit qu'une fois l'achat du boitier + objectifs de kits terminé, on pourra laisser son porte-monnaie bien amaigri se reposer un peu.) Sauf que d'un coup, on se rend compte qu'il faut pouvoir transporter et ranger son reflex, qu'une carte mémoire de rab ne serait pas en trop ( qu'est ce que ça part vite quand on shoote en RAW). On apprend que le pare-soleil est un accessoire quasi indispensable (et non fourni par Canon...), on découvre les filtres UV, polarisant, neutre ; on se dit qu'un trépied, une télécommande ça peut être utile. Mais surtout, on découvre les objectifs, véritables bijoux de technologie aux prix si excessifs (pour certains), et toutes leurs possibilités qui font rêver [1].

Je dois vraiment être le pur produit de notre ère consumériste ou une vraie gamine à l'intérieur, mais lire des gens parler sans cesse d'objectifs fabuleux, d'accessoires sympa, ça donne tout de même envie de troquer ses cochons. Comme je suis ultra raisonnable, je me suis fait offrir un trépied (un tout simple, loin des Manfrotto perfectionnés qui coûtent un doigt...) et un pare soleil pour mon zoom et je me suis offert le petit 50mm F1,8 de Canon (parce que tout le monde vantait ses mérites et puis moins de 100 euros, ça ne compte pas ou presque...) et pour le reste, je reste sage et réaliste et je me contente d'être éblouie par les nouveaux boîtiers et les beaux objectifs L de la marque. Y'a des filles qui s'évanouissent devant des chaussures ou des sacs, je suis de celles qui se pâment devant un petit bout de technologie (J'aime les circuits électroniques, c'est comme ça !).

Si j'évoque d'abord le matériel, c'est en partie parce que c'est ce qui ressort le plus dans certains forums que je lis, qui ont le défaut d'être parfois trop techniques. C'est très bien quand on cherche à se documenter pour un futur achat, mais, et ce n'est que mon ressenti, je trouve que du coup on en oublie l'essentiel.
C'est pourquoi, je suis allée chercher ailleurs, auprès des sites/blogs de photographes, de Flickr par exemple, ce qui est, à mon avis, un très bon moyen de progresser. Découvrir des photographes, leurs styles et analyser leurs photographies, comprendre leurs démarches, c'est une source d'inspiration, de réflexion et d'émulation. Ça permet de se poser des questions sur ses propres envies et goûts, sur sa façon de concevoir la photographie. Ça exerce aussi l'œil et je pense que grâce à ça, je suis plus rigoureuse avec moi au niveau de la composition.

J'en profite pour évoquer le suivi personnalisé d'Anne-Laure Jacquart qui est aussi un moyen intéressant pour progresser. Pour résumer très brièvement, le principe consiste à envoyer votre photo à Anne-Laure qui analyse votre image et vous donne des conseils pour progresser. L'expérience s'est révélée très enrichissante et le service qu'elle propose est impeccable, mais je n'ai pas continué l'aventure parce que je ne suis pas du tout régulière dans ma pratique (j'ai des longues périodes sans photos) et parce que le service n'a vraiment de sens que si l'on joue le jeu d'un réel suivi au fil du temps.

Ah et l'autre moyen bien sûr, conseillé par Vincent Perret dans le billet précédent, confronter ses images aux regards des autres [2].

Mine de rien, l'achat du reflex m'a permis de vraiment m'intéresser à la photographie et de découvrir ce monde qui restait de l'ordre du fantasme. C'est bête, j'aurai très bien pu le faire avec mon compact, mais psychologiquement, avoir à redécouvrir complètement l'appareil m'a vraiment permis de franchir un seuil et de découvrir un monde protéiforme.

Je me rends compte que je fais un peu long et pas franchement passionnant, désolée ! J'en arrive bientôt à ce qui m'intéresse le plus (et ce qui est susceptible d'être le plus intéressant) : mes envies photographiques et ma pratique de la photo.

Notes

[1] Je sais bien que ce n'est pas l'objectif qui fait le photographe, c'est bien pour ça que je ne compte pas encore changer mes objectifs de kit

[2] Et après moults essais, j'ai choisi Flickr surtout que je peux suivre les gens et surtout en découvrir très facilement.

mardi 9 février 2010

Aventure photographique : Le reflex, ou mon lent éveil photographique.

Petite, j'étais déjà attirée par les appareils photo et la photographie en général. Je trouvais ça magique (comme tout ce qui semble inexplicable) qu'un appareil puisse figer des instants de vie et des morceaux de réalité.

A 16 ans, j'ai eu la chance qu'on m'offre un appareil photo, un compact numérique, l'A95 de Canon, qui n'a pas à rougir face aux appareils actuels (je cherchais un autre compact pour certaines occasions et je n'ai pas trouvé mieux pour un prix raisonnable) et qui est toujours fonctionnel (5 ans déjà !). Grâce à lui, j'ai découvert les modes P, priorités (ouverture, vitesse) et même manuel. Mais je n'ai pas vraiment eu la curiosité d'aller voir plus loin que le mode P (si on oublie des tentatives ratées de prises en mode M quand je ne savais même pas ce qu'était l'ouverture et la vitesse...) pour gérer l'exposition, et le mode "macro".
A part quelques éclairs de "génie" ou "lucidité" photographique, rien de bien sérieux. Je photographiais surtout les plantes parce que c'était un moyen de les étudier en détail sans toucher - et donc abîmer -, que je suis passionnée par la flore depuis que mon père m'a promenée sur ses épaules pour me faire découvrir mon village et nos terres (ça forge des vocations les paysages magnifiques de mon village) et parce que je me suis découvert un intérêt pour la macrophotographie en classe de découverte (CM2). J'affectionnais aussi les paysages et je rêvais de prendre en photos les gens dans la rue (sans jamais trop oser).

En fin de khâgne, pour mon 20e anniversaire, je décide de m'offrir un reflex. Vieux rêve d'enfant également, je voulais avoir un appareil avec des objectifs interchangeables. Comme quoi à 20 ans, je n'ai toujours pas plus de jugeote qu'à 10 ans et tombe encore dans les pièges de notre société de consommation. Rien ne m'obligeait vraiment à changer, j'aurai pu d'abord apprendre à me servir des modes manuels avant de m'acheter un appareil plus perfectionné. Mais mon rêve d'enfant, la geek en moi, constamment attirée par les nouveautés high-tech, et surtout la khâgneuse qui sort de concours ont décidé, de façon tout à fait improbable, de faire alliance pour me convaincre d'investir dans un reflex amateur. Je suis faible, je ne pouvais que céder devant les gros yeux de mon moi enfant près à chouiner en cas de refus, ceux brillants d'envie de mon moi geek et ceux hagards et cernés de mon moi khâgneuse.

Alors, je décide de continuer mon aventure avec Canon lorsque je tombe sur le 450D, le reflex pour fille ou presque tellement il est léger, ce qui me décide à le choisir (une fois après avoir épluché les caractéristiques techniques de la bête à la moulinette) avec les deux objectifs de kit (18-55 IS et 55-250IS si ma mémoire des chiffres est bonne). L'ouverture du colis confirme mes premières impressions en magasin, on change de catégorie avec cette appareil. Rien à voir avec mon petit compact. Du coup arrive la prise de conscience (amorcée plus tôt par la découverte du blog photographique d'Anne-Laure, connue à travers ses dessins) qu'il faudra maîtriser la technique pour laisser son regard s'exprimer pleinement [1].

C'est alors que j'ai commencé à être un peu plus rigoureuse avec moi même, à étudier la composition des photos des autres, et surtout à traquer mes défauts et mes impairs photographiques, tout en essayant peu à peu de décoder le langage technique de la photographie que je trouvais (un peu moins aujourd'hui) assez obscur.

Ainsi s'éveille le petit vers qui a encore beaucoup à apprendre avant de devenir luciole. [2]
La suite des péripéties du ver luisant qui voulait capturer de la lumière au prochain épisode :)

Notes

[1] Je compose sans cesse des images mentales de photographies lorsque je me promène depuis que je m'intéresse à la photographie, et malheureusement, elles brident parfois la réalisation "d'images réelles" parce que je suis presque toujours déçue du résultat.

[2] J'excelle en mauvais jeux de mots...

mercredi 6 janvier 2010

Slava's Snowshow - Théâtre Monfort

Pendant ces vacances éreintantes physiquement où mon cerveau se met en veille, je n'ai pas pu faire grand chose à cause des grèves de transport qui m'ont empêchée d'aller voir Avatar en 3D Imax (pour le même prix qu'une salle 3D pas forcément exceptionnelle) et d'aller faire un bisou à Mickey, mais j'ai quand même réussi à aller à Paris voir le Slava's Snowshow au Théâtre Monfort.

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lundi 27 octobre 2008

A Disappearing Number

Avec le groupe d'anglais spé, j'ai eu l'occasion d'aller au théâtre des Amandiers à Nanterre voir A Disappearing Number de Complicite.

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