Bribes de réel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 28 mai 2009

Les joies du concours...

Le mois de juin s'annonçait magnifique, le concours était passé...
Sauf que, mauvaise blague du jour : un email de l'ENS [1] nous annonce que l'épreuve de géographie du 20 avril est annulée pour perte de copies...Rendez vous le 6 juin de 9h à 14h.
Le jury qui est absoluuuuuument désolé "nous souhaite d'assumer au mieux cette nouvelle épreuve"... Je me retiendrai, mais j'ai envie de l'insulter de tous les noms possibles.

Une semaine de révisions en espérant que tout n'est pas déjà parti, chouette ! C'est incroyable qu'une bourde pareille se soit produite. Concours maudit... J'imagine pas la rage des khûbes parisiens qui ont eu l'alerte à la bombe l'an dernier avec en prime le report de l'épreuve de littérature un samedi matin et maintenant ça.

Je vous laisse, je vais me défouler pour évacuer cette envie de meurtre.

Notes

[1] Bourré de fautes d'orthographe !

lundi 11 mai 2009

La Cokhâgne, saison 2 : L'oral...

"It's OVER !" m'écriais-je intérieurement en sortant de la salle Europe juste à temps pour ne pas avoir à subir l'heure de gloire de la surveillante, qui doit certainement regretter de jouer au tyran pour si peu de temps et de désespérer si peu de personnes.

Ô jeune carrée naïve, innocente et pleine d'espoir ! Mais tu avais oublié (sans nul doute inconsciemment) que tu avais une prof de spé workaholic pour qui le sens du mot procrastination est inconnu ; que le temps libre que tu auras devrait être dédié à la préparation de l'oral et surtout que le conseil de classe est dans un mois.

Ce petit mois, je l'avais imaginé, pour survivre après l'écrit je suppose, bucolique [1] - avec de fréquentes promenades au Luxembourg voisin pour lire tranquillement tout en se dorant paresseusement au soleil en jetant de temps en temps des coups d'œil plein de sympathie aux coureurs -, enthousiasmant intellectuellement, mais néanmoins point trop fatigant ; en somme libéré du spectre terrifiant du concours. Que nenni [2] ! La météorologie khâgneuse (cette félonne !) annonce une averse de khôlles, un orage de cours rajoutés et une grêle de travail pour préparer la culture générale.

Néanmoins, c'est plaisant de retrouver nos profs et de les voir aussi motivés. Et mettez ça sur le compte d'un lavage de cerveau ou d'un domptage de ma nature sauvage et paresseuse, mais je suis presque contente d'être à nouveau "contrainte" à travailler sérieusement. Être un légume pendant deux semaines, c'est largement suffisant ! Et non, ce n'est pas le tout début de ma vingtième année qui me fait délirer, mais la voix de la raison qui me dit de profiter autant que possible des cours que je vais avoir puisque je ne compte pas khûber.

Malgré cette charmante résolution, je n'ai encore rien fait, la faute à Pride and Prejudice que je suis en train de lire - ou plutôt de dévorer [3] : je n'arrive malheureusement pas à savourer lentement un livre à première lecture, quitte à le relire avec une loupe et un bistouri lors d'une prochaine lecture pour y découvrir des trésors non encore révélés. Si par bonheur/malheur, un livre me captive, j'oublie de vivre jusqu'à ce que je le finisse. Rien de plus désagréable que d'être interrompue dans une lecture, j'ai absolument besoin de longues plages horaires pour apprécier un tête à tête avec un livre.
Mais passons sur mes habitudes de lecture, pour en revenir au roman, je dirai seulement "I quite like it." en attendant de l'avoir fini. Et j'y retourne, j'ai laissé Elizabeth seule bien trop longtemps !

Notes

[1] autant que peut l'être Paris

[2] J'adore ce mot "nenni", il a un charme suranné et une certaine sonorité qui me plaît.

[3] Le livre est en passe d'être achevé alors que je l'ai commencé ce matin, le temps passé dessus expliquant mon avancé (2h de trajet aller/retour avec les joies du Transilien (et un train supprimé à 7h20, un !) + tout l'après-midi jusqu'à 19h) et certainement dès que j'aurai fini de manger/ écrire ce billet - je suis une fille de mauvaise vie, je mange devant mon ordi :d

mardi 5 mai 2009

Le troisième jour...

...elle revint d'entre les morts. Même si en réalité, il m'aura fallu bien plus pour émerger - n'est pas Jésus qui veut - me revoici presque en forme, bien qu'épuisée par mes vacances...

Le concours est passé, vive le concours !

  • Thème : "Comment on dit paille déjà...? En plus je l'ai entendu dans l'épisode de How I Met Your Mother !! Allez souviens toi...". Comme par hasard, le mot n'est revenu qu'après l'épreuve.
  • Géographie : "Sans atlas ?! Mais pourquoi sans atlas ?! Mais, mais, je connais la carte sur le bout des doigts ! Maudit jury !" (Sujet : Environnement urbain et disparités sanitaires)
  • Lettres : Diderot, citation de Starobinski. Coquille de la part du jury "explication de soi" au lieu de "multiplication de soi" changeant ainsi tout le sens de la phrase, qui était du coup relativement incohérente.
  • Histoire : L'autorité. Conclusion courte, troisième partie minuscule... Je m'en veux énormément surtout que je connaissais quand même bien le programme.
  • Anglais : Version plutôt simple, texte avec pas mal d'éléments, mais à nouveau problème de gestion du temps, constamment déconcentrée par les aller-retours des personnes allant aux toilettes et par les conversations des surveillants...Pas mal de points dans mon brouillon pas traités du coup ><
  • Philo : "Pourquoi punir ?". Dernière épreuve, j'étais épuisée et j'ai vu le sujet comme une punition et me suis demandée ce que le jury avait en tête en nous donnant ce sujet.


Sujets lapidaires pour les deux épreuves communes Ulm/LSH et pas du tout "fun", en lettres j'avais pronostiqué Diderot me fiant à la paresse du jury (Diderot était au programme des agrégés) - ça m'a fait doucement sourire quand j'ai vu qu'on tombait sur lui. Dommage, j'aurai aimé avoir Nedjma ou Gargantua.

Je sais pas trop quoi penser du concours, inutile de se poser des questions, on verra en juin - même si je ne me fais pas trop d'illusions.

mardi 14 avril 2009

Mémoire vive insuffisante.

Avant que j'oublie : Joyeuses Pâques à vous tous ! J'espère qu'on vous a couvert de chocolats ovoïdes, léporidoïdes, poussinoïdes, etc. Peu importe tant que ça se mange :d

Moins d'une semaine avant le concours, mon cerveau commence à saturer, entre les différents modes de scrutins (ô combien passionnants...), les chiffres, les différents syndicats paysans JAC, JIC*, JOC*, l'accouchement difficile de la IVe République, qu'il faut assaisonner des multiples maladies horribles qui guettent l'humanité (Méfiez vous ! Des tueurs en puissance sont cachés tout autour de nous !), et de leur décompte macabre, il frise l'indigestion.
J'essaye de motiver les troupes, mais elles sont rebelles, et n'attendent qu'une occasion pour fomenter une révolte et me bouter hors de mon trône comme un gueux. Ces petits neurones et ces sales connexions synaptiques [1] font tout pour me faire craquer. Mais je résiste (pas toujours) ! J'en suis venue au stade où quand je vais me coucher, Rabelais, Diderot, Nerval et Kateb discutent ensemble dans ma tête, m'expliquent à moi petit insecte littéraire le comment du pourquoi de leur œuvre dans un charabia vertigineux [2], je vois des citations défiler, j'entends soudain une voix oraculaire dicter les Chimères...

Reste que l'étendue du programme m'effraie. J'ai l'impression que mon cerveau est complètement vide, que j'ai tout oublié malgré une année de travail...

Je me demande si tout ça a beaucoup de sens : préparer un concours, dont la réussite est censée nous apporter gloire, richesse et renommée (ou presque). ENS, trois lettres pour désigner quelque chose qui n'a aucune réalité pour moi. Le normalien, étant constamment présenté comme un être appartenant à un monde supérieur, inaccessible aux communs des mortels, me semble chimérique. Bref, ce concours...j'y vais en espérant survivre et ne pas y perdre une main :d

Malgré tout, je me rends pas trop compte de l'énormité de la chose - heureusement -, je pense surtout aux deux semaines de vacances qui vont suivre le concours, au beau temps, à mon tout nouvel appareil photo (que je peux pas toucher encore à cause des révisions), à toutes les choses prévues pour l'après-prépa ^^

C'est pas tout ça, mais j'ai encore du travail. Heureusement, le chocolat n'est jamais très loin ! Je vais être une bouée après le concours...Sauf si ma théorie fumeuse sur l'énergie dépensée en blog(u)ant, en révisant et en composant se révèle juste. Mais bizarrement, elle marche que pour la gente masculine, spécialement avantagée par la nature quand il s'agit de bouffer de délicieuses cochonneries sans transformer le tout en gras très seyant et tendance... :d

Notes

[1] J'ai trop regardé Il était une fois la vie

[2] Ça reste moins flippant que l'an dernier où Kant et Hegel s'étaient logés dans ma tête... True story ! Et entendre parler d'esthétique et voir se disputer deux philosophes, c'est...unique.

- page 1 de 3